Écrite pour répondre à une question : Que peut-on dire, et que ne peut-on pas dire, de l'« avant » et des tout premiers instants : sur quels indices repose l'inflation, que lui manque-t-il, quels scénarios se passent de singularité, et que démontre vraiment le théorème de Borde-Guth-Vilenkin ?
1. Le seuil : ce qu'on ne peut pas dire
La fiche frise-cosmique a posé le cadre : le « Big Bang » désigne l'état chaud et dense, pas un instant zéro observé ; la singularité est une extrapolation de la relativité générale, et en deçà du temps de Planck (~10⁻⁴³ s) la physique connue ne s'applique plus. Cette fiche part de là.
L'idée que la singularité pourrait ne pas être réelle est aussi ancienne que l'inflation elle-même : dès 1980, Starobinsky soutenait que « des corrections quantiques à la gravité remplaceraient la singularité initiale supposée par une phase de de Sitter en expansion exponentielle » wiki-inflation. Autrement dit, les deux questions de cette fiche, l'inflation et l'absence de singularité, sont nées ensemble.
Ce qu'on ne peut pas dire, en l'état : qu'il y a eu un instant zéro ; qu'il n'y avait « rien » avant ; qu'il y avait quelque chose avant. Aucune observation ne remonte au-delà de l'inflation, et c'est le cas même des indices les plus solides (section 3) : ils portent sur ses effets, pas sur ce qui l'a précédée.
2. Trois énigmes que l'inflation résout
L'inflation, proposée par Guth en 1980-1981 wiki-inflation, est une brève phase d'expansion accélérée au tout début de l'histoire cosmique. Elle a d'abord été inventée pour résoudre des « problèmes de conditions initiales » du modèle de Big Bang classique Baumann 2009 :
- L'horizon. Deux régions éloignées du ciel observable ont presque exactement la même température (le fond diffus est uniforme à 10⁻⁵ près), alors que, sans inflation, elles « n'ont pas pu atteindre l'équilibre, parce qu'elles s'éloignent l'une de l'autre plus vite que la lumière » wiki-inflation. Avec l'inflation, elles étaient en contact avant d'être séparées.
- La platitude. Pour que l'Univers soit aussi proche de la densité critique aujourd'hui, il fallait qu'il s'en écarte au départ de moins d'une part sur 10⁶² wiki-inflation : un réglage invraisemblable. L'inflation aplatit l'espace comme on aplatit la surface d'un ballon en le gonflant.
- Les monopôles. Les théories de grande unification prévoient des monopôles magnétiques qu'on n'observe pas ; l'inflation les dilue au point de les rendre introuvables wiki-inflation. C'est ce problème que Guth étudiait au départ wiki-inflation.
Un point de méthode : résoudre des énigmes existantes n'est pas une preuve. Cela montre que l'hypothèse est économique, pas qu'elle est vraie. La preuve vient de prédictions (section 3).
3. Les indices : ce que le fond diffus confirme
L'apport décisif de l'inflation est un mécanisme : elle « transforme des fluctuations quantiques microscopiques en germes macroscopiques pour la formation des structures cosmiques » Baumann 2009. Ce mécanisme fait des prédictions précises sur les petites irrégularités du fond diffus, et elles ont été testées.
- Presque invariantes d'échelle, mais pas tout à fait. L'inflation prévoit un indice spectral n_s légèrement inférieur à 1. Planck mesure n_s = 0,9649 ± 0,0042, sans dépendance d'échelle détectable ; un spectre en loi de puissance pure est confirmé par les reconstructions non paramétriques planck2018inf. ACT (2025) confirme la quasi-invariance d'échelle et donne n_s = 0,974 ± 0,003 en combinaison avec Planck Act 2025 act2025ext.
- Adiabatiques. Les données de polarisation de Planck « fournissent un test rigoureux de l'adiabaticité des conditions initiales » planck2018inf ; ACT la vérifie aussi act2025ext. C'est ce qu'on attend si toutes les composantes proviennent d'un seul champ qui fluctue.
- Plat. La courbure spatiale est nulle à 0,4 % près (95 % de confiance, avec les oscillations acoustiques) planck2018inf ; ACT ne trouve « aucun écart à la platitude » Act 2025.
Planck conclut que les modèles d'inflation lente à potentiel concave sont « de plus en plus favorisés » planck2018inf. Ce sont des mesures, et ces mesures sont en accord avec l'inflation, même si ce ne sont pas des preuves exclusives (section 6).
4. Un chiffre qui bouge : l'indice spectral selon ACT
La valeur de n_s publiée par ACT en 2025 (0,974 ± 0,003) est plus élevée que celle de Planck seul (0,9649) Act 2025 planck2018inf. Ce petit déplacement compte : il éloigne les données de la prédiction du modèle de Starobinsky (≈ 0,965), qui était jusque-là l'un des mieux placés, et plusieurs modèles bien établis deviennent défavorisés starob-act. Une série d'articles de 2025-2026 cherche déjà à le réconcilier avec les données par des corrections théoriques starob-act.
Il faut noter que ce résultat ne met pas en cause l'inflation elle-même : il porte sur laquelle des inflations. Il est aussi trop récent pour être tenu pour définitif.
5. Ce qui manque : les ondes gravitationnelles primordiales
L'inflation ne secoue pas seulement la matière : elle devrait aussi produire des ondes gravitationnelles primordiales (les fluctuations « tensorielles ») Baumann 2009. Celles-ci laisseraient dans la polarisation du fond diffus un motif caractéristique en tourbillon, les modes B. Leur amplitude se mesure par le rapport tenseur/scalaire r. Ce serait la signature la plus directe de l'inflation, et elle n'a jamais été détectée.
- 2014-2015, la fausse alerte. BICEP2 annonce en 2014 avoir détecté ces modes B ; l'analyse conjointe avec Planck montre qu'une grande partie du signal vient de la poussière galactique polarisée, et ne trouve « aucune preuve statistiquement significative de modes tensoriels » (r < 0,12) Bkp 2015.
- 2018. Planck combiné à BICEP2/Keck : r < 0,056 planck2018inf.
- 2021. BICEP/Keck : r < 0,036 à 95 % de confiance, la contrainte la plus forte à ce jour Bk 2021.
La prochaine étape est le satellite japonais LiteBIRD, conçu pour mesurer r avec une sensibilité σ(r) = 0,001 litebird-ipmu. Son objectif est de fournir « un test direct de la théorie de l'inflation », mais son lancement est désormais visé « dans les années 2030 » (annonce de décembre 2025) Litebird 2025.
Ce qu'une non-détection voudrait dire
L'amplitude de r dépend du modèle : certains modèles d'inflation prédisent un r supérieur aux limites actuelles, et ceux-là sont déjà éliminés ; d'autres prédisent un r trop petit pour LiteBIRD. Une détection serait donc un argument très fort ; une non-détection éliminerait une grande famille de modèles, mais pas l'idée d'inflation en général. C'est justement cette asymétrie que ses critiques lui reprochent (section 6).
6. L'inflation est-elle testable ? Un débat réel
Il y a une controverse, et elle oppose des cosmologistes de premier plan. Dès 2013, Ijjas, Steinhardt (lui-même l'un des pionniers de l'inflation) et Loeb soutiennent que les données de Planck « défavorisent tous les scénarios inflationnaires les mieux motivés ». Ils relèvent trois problèmes : les conditions initiales (il faut un état de départ déjà assez lisse pour que l'inflation démarre), l'imprévisibilité liée au multivers de l'inflation éternelle, et une « invraisemblance » propre aux modèles à plateau favorisés par les données Ijjas 2013. En 2017, dans Scientific American, ils vont jusqu'à affirmer que l'inflation ne peut pas être testée guth2017letter.
La réponse, signée par Guth, Linde, Kaiser, Nomura et 29 autres chercheurs dont Hawking, est nette : « l'inflation est non seulement testable, mais elle a été soumise à un nombre important de tests et les a tous passés jusqu'ici » guth2017letter.
La position la plus juste pour le livre : l'inflation est le cadre dominant, soutenu par des prédictions confirmées ; une minorité qualifiée conteste qu'elle soit la seule explication possible, et que la notion très souple de « paradigme inflationnaire » soit réfutable.
7. Le théorème de Borde-Guth-Vilenkin : sa portée exacte
Ce qu'il démontre. Borde, Guth et Vilenkin (2003) donnent un argument « purement cinématique, qui ne requiert aucune condition d'énergie » : un modèle cosmologique en inflation, ou « simplement en expansion suffisamment rapide », est incomplet vers le passé pour les trajectoires de la lumière et des particules Bgv 2003. Techniquement, c'est une borne sur l'intégrale du paramètre de Hubble le long d'une géodésique dirigée vers le passé Bgv 2003 : si l'expansion moyenne le long de cette trajectoire est positive, la trajectoire ne peut pas être prolongée indéfiniment dans le passé. Leur conclusion : les modèles inflationnaires « requièrent une physique autre que l'inflation pour décrire la frontière passée de la région en inflation » Bgv 2003.
Mithani et Vilenkin étendent l'argument : l'inflation éternelle et l'évolution cyclique seraient géodésiquement incomplètes vers le passé, et l'univers « émergent » (statique à l'origine) pourrait s'effondrer par effet quantique ; ils en concluent qu'aucun de ces trois scénarios ne permet un passé éternel Mithani 2012.
Ce qu'il ne démontre pas
- Ni une singularité, ni un instant zéro. « Incomplet vers le passé » veut dire que la description classique s'arrête sur un bord ; il ne dit pas ce qu'il y a sur ce bord. Les auteurs eux-mêmes concluent qu'il faut « une autre physique », pas qu'il y a eu une création Bgv 2003. Présenter BGV comme la « preuve que l'Univers a eu un commencement » relève de l'interprétation, que Vilenkin défend Mithani 2012 mais que le théorème ne suffit pas à établir.
- Rien hors de ses hypothèses. Il porte sur un espace-temps classique ; il ne dit rien d'un régime de gravité quantique où la géométrie n'est plus définie. Il suppose aussi une expansion moyenne positive : un univers qui se serait d'abord contracté puis aurait rebondi n'en remplit pas forcément la condition.
- Une borne contestée. Lesnefsky, Easson et Davies (2023) montrent que le calcul de l'expansion moyenne donne des résultats différents selon les hypothèses topologiques, et exhibent une famille infinie de solutions géodésiquement complètes bien qu'en expansion moyenne positive : pour eux, l'affirmation habituelle reste « une question ouverte » Lesnefsky 2023.
8. Se passer de singularité : trois scénarios
Aucun de ces scénarios n'a d'appui observationnel ; ce sont des programmes théoriques, à des stades très différents.
Le rebond de la cosmologie quantique à boucles
En appliquant à l'Univers entier les méthodes de la gravité quantique à boucles, Ashtekar, Pawlowski et Singh montrent en 2006, dans un modèle simplifié, que « le big bang est remplacé par un grand rebond » ; l'évolution quantique reste « déterministe à travers le régime de Planck » Ashtekar 2006. L'Univers aurait été précédé d'une phase de contraction. Ce programme est bien développé (synthèse de 2011 Ashtekar 2011), mais il repose sur des modèles très symétriques, et sur une théorie de gravité quantique elle-même non confirmée.
L'état « sans bord » de Hartle et Hawking
Hartle et Hawking (1983) décrivent l'état quantique d'un univers spatialement fermé par une fonction d'onde sur les géométries possibles ; l'amplitude de l'état fondamental est une somme sur des géométries quadridimensionnelles compactes, dont l'Univers présent est le seul bord Hartle 1983. En image : le temps, en remontant, devient comme de l'espace, et l'histoire se referme comme le pôle Sud d'une sphère, sans point de départ singulier. La question « qu'y avait-il avant ? » deviendrait aussi mal posée que « qu'y a-t-il au sud du pôle Sud ? ». Mais la proposition dépend de choix techniques contestés : en reformulant le calcul en temps réel (lorentzien), Feldbrugge, Lehners et Turok obtiennent un facteur « exactement l'inverse du fameux résultat de Hartle-Hawking » Feldbrugge 2017, ce qui en change les prédictions. Le débat technique reste ouvert.
La cosmologie cyclique conforme de Penrose
Pour Penrose, notre Big Bang serait la fin, rééchelonnée, d'un « éon » précédent. Le scénario fait une prédiction : des traces de l'éon antérieur dans le fond diffus. Gurzadyan et Penrose annoncent en 2010 des familles de cercles concentriques de faible variance dans les données WMAP, à 6 sigmas Gurzadyan 2010 ; Wehus et Eriksen reproduisent les cercles, mais montrent sur simulations que le ciel observé est « entièrement compatible avec le modèle ΛCDM » Wehus 2011. Les « points de Hawking » annoncés ensuite à 99,98 % de confiance tombent, une fois tenue la variation de la taille des anneaux, à 87 %, « guère plus de 1σ » Jow 2020. Le scénario a le mérite d'être testable, mais pour l'instant ses tests sont négatifs.
9. Ce qu'on peut écrire
On peut dire que l'Univers a connu, très tôt, une phase dont les empreintes (fluctuations, platitude, uniformité) sont mesurées avec précision et correspondent à ce que prédit l'inflation. On peut dire aussi que la signature la plus directe de celle-ci n'a pas été vue ; qu'avant elle, la physique connue ne répond plus ; et qu'un théorème montre que l'inflation seule ne peut pas avoir duré éternellement dans le passé. On ne peut pas dire si ce bord est un commencement, un rebond, une géométrie sans bord ou la fin d'un autre éon. Les trois pistes existent ; aucune n'est confirmée.
Ce que le livre peut en tirer
Pour le récit. L'ouverture « Du big bang… » peut s'ouvrir sur un seuil plutôt que sur un point. L'inflation fournit une image forte et juste : les grandes structures du ciel (galaxies, amas, nous) sont des fluctuations quantiques microscopiques étirées aux dimensions du cosmos. On peut aussi raconter l'attente : un motif dans la polarisation de la plus vieille lumière, cherché depuis vingt ans, annoncé à tort en 2014, et que le satellite LiteBIRD traquera dans les années 2030. L'image du pôle Sud (Hartle-Hawking) est utilisable si on la présente comme une proposition.
Pour l'essai. Dans l'ordre : (1) les énigmes résolues (horizon, platitude) montrent l'économie de l'hypothèse, pas sa vérité ; (2) les mesures du fond diffus (n_s < 1, adiabaticité, platitude à 0,4 %) sont les vraies preuves ; (3) il manque les modes B (r < 0,036) ; (4) une controverse existe (Steinhardt contre Guth et Linde, 2013-2017) ; (5) BGV : la région en inflation a un bord passé, et ce bord demande une autre physique.
Contresens à éviter. « L'inflation est prouvée » : elle est bien soutenue, et sa signature directe n'a pas été trouvée. « BICEP2 a détecté les ondes gravitationnelles primordiales » : c'était de la poussière. « Le théorème BGV prouve que l'Univers a eu un commencement / qu'il y a eu une création » : il prouve une incomplétude classique vers le passé, sous hypothèse d'expansion moyenne positive, et même cette borne est discutée. « Avant le Big Bang il n'y avait rien » ou « Penrose a vu l'univers précédent » : c'est faux dans les deux cas. Ne pas confondre non plus « rebond » (quantique à boucles) et « cyclique » (Penrose, Steinhardt) : ce sont des modèles distincts.
À vérifier avant publication. L'affirmation que le modèle de Starobinsky est défavorisé par ACT (lue dans un résumé de moteur de recherche, pas sur l'article) ; la date exacte de LiteBIRD (la page de décembre 2025 dit seulement « années 2030 ») ; le statut de CMB-S4 (non recherché) ; les scénarios ekpyrotiques et à rebond classique de Steinhardt et Ijjas, non traités ici.
Voisines
- frise-cosmique — Cette fiche développe les époques 0 (le seuil) et 1 (l'inflation) de la frise, que la section {#vrai-debut-mot} renvoie à une fiche à ouvrir ; elle remplace « inflation bien soutenue » par les indices précis (n_s, adiabaticité, platitude) et nuance la lecture de BGV. Il faudrait, dans la frise, réviser la confiance de l'époque 1 et renvoyer ici.
Sources
planck2018inf— Planck Collaboration (2018). Planck 2018 results. X. Constraints on inflation. arXiv:1807.06211 DOI 10.48550/arXiv.1807.06211 https://arxiv.org/abs/1807.06211 — « « n_s=0.9649±0.0042 at 68% CL and show no evidence for a scale dependence […] r_{0.002}<0.056 […] The new Planck polarization data provide a stringent test of the adiabaticity of the initial conditions […] slow-roll models with a concave potential, V''(φ)<0, are increasingly favoured » »bk2021— BICEP/Keck Collaboration (2021). BICEP/Keck XIII: Improved constraints on primordial gravitational waves using Planck, WMAP, and BICEP/Keck observations through the 2018 observing season. Physical Review Letters 127, 151301. arXiv:2110.00483 DOI 10.1103/PhysRevLett.127.151301 https://arxiv.org/abs/2110.00483 — « « The likelihood analysis yields the constraint r_0.05<0.036 at 95% confidence. » »bkp2015— BICEP2/Keck and Planck Collaborations (2015). A Joint Analysis of BICEP2/Keck Array and Planck Data. Physical Review Letters 114, 101301. arXiv:1502.00612 DOI 10.1103/PhysRevLett.114.101301 https://arxiv.org/abs/1502.00612 — « « no statistically significant evidence for tensor modes […] r_0.05 < 0.12 at 95% confidence » »act2025— Louis, T., et al. (ACT Collaboration) (2025). The Atacama Cosmology Telescope: DR6 Power Spectra, Likelihoods and ΛCDM Parameters. JCAP (accepté). arXiv:2503.14452 DOI 10.48550/arXiv.2503.14452 https://arxiv.org/abs/2503.14452 — « « n_s=0.974±0.003 […] We find no evidence for excess lensing in the power spectrum, and no departure from spatial flatness. » »act2025ext— Calabrese, E., Hill, J. C., et al. (ACT Collaboration) (2025). The Atacama Cosmology Telescope: DR6 Constraints on Extended Cosmological Models. arXiv:2503.14454 DOI 10.48550/arXiv.2503.14454 https://arxiv.org/abs/2503.14454 — « « We verify the near-scale-invariance (running of the spectral index dn_s/dln k = 0.0062 ± 0.0052) and adiabaticity of the primordial perturbations. » »starob-act— Starobinsky like inflation and EGB Gravity in the light of ACT (2025). arXiv:2505.05363 (et articles apparentés, 2025-2026) https://arxiv.org/abs/2505.05363 — « « The ACT data shows an enhancement in the value of the scalar spectral index, as ns=0.9743±0.0034, leading to disfavoring many inflationary models, including the Starobinsky model. » (lu dans un résumé de moteur de recherche, article non ouvert) » (non vérifié)bgv2003— Borde, A., Guth, A. H., Vilenkin, A. (2003). Inflationary spacetimes are not past-complete. Physical Review Letters 90, 151301. arXiv:gr-qc/0110012 https://arxiv.org/abs/gr-qc/0110012 — « « Here we offer a simple kinematical argument, requiring no energy condition, that a cosmological model which is inflating -- or just expanding sufficiently fast -- must be incomplete in null and timelike past directions. Specifically, we obtain a bound on the integral of the Hubble parameter over a past-directed timelike or null geodesic. Thus inflationary models require physics other than inflation to describe the past boundary of the inflating region of spacetime. » »mithani2012— Mithani, A., Vilenkin, A. (2012). Did the universe have a beginning? arXiv:1204.4658 DOI 10.48550/arXiv.1204.4658 https://arxiv.org/abs/1204.4658 — « « eternal inflation […] is geodesically incomplete to the past, and thus cannot describe a universe without a beginning […] cyclic evolution […] geodesically incomplete to the past […] emergent universe […] can collapse quantum mechanically, and therefore cannot have an eternal past. » »lesnefsky2023— Lesnefsky, J. E., Easson, D. A., Davies, P. C. W. (2023). On the past-completeness of inflationary spacetimes. Physical Review D 107, 044024. arXiv:2207.00955 DOI 10.1103/PhysRevD.107.044024 https://arxiv.org/abs/2207.00955 — « « the calculation of H_avg yields a continuum of results for a given spacetime predicated upon the underlying topological assumptions […] As stated, we show this claim is an open issue. […] an uncountably infinite cohort of cosmological solutions which are geodesically complete despite having H_avg>0 » »ashtekar2006— Ashtekar, A., Pawlowski, T., Singh, P. (2006). Quantum Nature of the Big Bang. Physical Review Letters 96, 141301. arXiv:gr-qc/0602086 DOI 10.1103/PhysRevLett.96.141301 https://arxiv.org/abs/gr-qc/0602086 — « « the Hamiltonian constraint is solved numerically to show that the big bang is replaced by a big bounce. […] the quantum evolution is deterministic across the deep Planck regime » »ashtekar2011— Ashtekar, A., Singh, P. (2011). Loop Quantum Cosmology: A Status Report. Classical and Quantum Gravity 28, 213001. arXiv:1108.0893 DOI 10.1088/0264-9381/28/21/213001 https://arxiv.org/abs/1108.0893 — « « an overview of the current state of the art in loop quantum cosmology » (le résumé ne mentionne pas le rebond ; cité comme synthèse du programme) »hartle1983— Hartle, J. B., Hawking, S. W. (1983). Wave function of the Universe. Physical Review D 28, 2960. DOI 10.1103/PhysRevD.28.2960 https://journals.aps.org/prd/abstract/10.1103/PhysRevD.28.2960 — « « The quantum state of a spatially closed universe can be described by a wave function which is a functional on the geometries of compact three-manifolds […] » ; l'amplitude de l'état fondamental est donnée par une intégrale de chemin sur les quadri-géométries compactes ayant la tri-géométrie pour bord (résumé paraphrasé par l'outil) »feldbrugge2017— Feldbrugge, J., Lehners, J.-L., Turok, N. (2017). Lorentzian Quantum Cosmology. Physical Review D 95, 103508. arXiv:1703.02076 DOI 10.1103/PhysRevD.95.103508 https://arxiv.org/abs/1703.02076 — « « a semiclassical exponential factor which is precisely the inverse of the famous Hartle-Hawking result » »gurzadyan2010— Gurzadyan, V. G., Penrose, R. (2010). Concentric circles in WMAP data may provide evidence of violent pre-Big-Bang activity. arXiv:1011.3706 DOI 10.48550/arXiv.1011.3706 https://arxiv.org/abs/1011.3706 — « « families of concentric circles over which the temperature variance is anomalously low » (significativité annoncée jusqu'à 6σ), interprétées comme traces d'un éon antérieur »wehus2011— Wehus, I. K., Eriksen, H. K. (2011). A search for concentric circles in the 7-year WMAP temperature sky maps. Astrophysical Journal Letters 733, L29. arXiv:1012.1268 https://arxiv.org/abs/1012.1268 — « « the observed WMAP sky maps are fully consistent with the LCDM model » »jow2020— Jow, D. L., Scott, D. (2020). Re-evaluating evidence for Hawking points in the CMB. JCAP 03, 021. arXiv:1909.09672 DOI 10.1088/1475-7516/2020/03/021 https://arxiv.org/abs/1909.09672 — « « after marginalization over the size of the rings, an excess is detected in Planck satellite maps at only an 87% confidence level (i.e., little more than 1σ). » »ijjas2013— Ijjas, A., Steinhardt, P. J., Loeb, A. (2013). Inflationary paradigm in trouble after Planck2013. Physics Letters B 723, 261–266. arXiv:1304.2785 https://arxiv.org/abs/1304.2785 — « « recent experimental data disfavors all the best-motivated inflationary scenarios » ; trois problèmes : conditions initiales, multivers-imprévisibilité, « unlikeliness problem » »guth2017letter— Phys.org (mai 2017). Rumors of inflationary theory's demise premature, researchers say (sur la lettre de Guth, Linde, Kaiser, Nomura et al. à Scientific American, 10 mai 2017). https://phys.org/news/2017-05-rumors-inflationary-theory-demise-premature.html — « « inflation is not only testable but it has been subjected to a significant number of tests and so far has passed every one. » ; lettre « signed by 33 academics » dont Stephen Hawking »baumann2009— Baumann, D. (2009). TASI Lectures on Inflation. arXiv:0907.5424 https://arxiv.org/abs/0907.5424 — « « I begin with a description of the initial conditions problems of the Friedmann-Robertson-Walker (FRW) cosmology and then explain how inflation, an early period of accelerated expansion, solves these problems. Next, I describe how inflation transforms microscopic quantum fluctuations into macroscopic seeds for cosmological structure formation. » »wiki-inflation— Wikipedia (en), « Cosmic inflation », consulté le 27 septembre 2026. https://en.wikipedia.org/wiki/Cosmic_inflation — « « Two widely separated regions of the observable universe cannot have equilibrated because they move apart faster than the speed of light. […] departing from it by one part in 10^62 […] quantum corrections to gravity would replace the supposed initial singularity with an exponentially expanding de Sitter phase. » »litebird-ipmu— Kavli IPMU, page programme LiteBIRD. https://www.ipmu.jp/en/research-activities/research-program/LiteBIRD — « « measure the tensor-to-scalar ratio with the sensitivity of σr = 0.001 » (la page donne encore un lancement « in mid 2020s », périmé) »litebird2025— Kavli IPMU (1er décembre 2025). LiteBIRD Mission Takes One Step Forward. https://www.ipmu.jp/en/20251201-LiteBIRD — « « Detecting this signal is the key objective of LiteBIRD, providing a direct test of inflationary theory. […] The mission is aiming for a launch in the 2030s. » »