Écrite pour répondre à une question : Comment le disque qui entourait le jeune Soleil a-t-il donné les planètes, la Terre et la Lune, puis des océans et une atmosphère, et comment date-t-on chacune de ces étapes ?
1. Deux horloges : l'écart au t = 0 et l'âge absolu
La fiche des-etoiles-a-nous (section 7) fixe l'origine : les inclusions riches en calcium et aluminium (CAI) des chondrites sont les plus vieux solides du Système solaire, et leur âge sert de « t = 0 » cosmochimique Woitke 2024. L'âge absolu de ce t = 0 est discuté : 4 567,30 ± 0,16 Ma par plomb-plomb sur les CAI Woitke 2024 Connelly 2012, contre 4 568,42 ± 0,24 Ma si l'on accorde le plomb-plomb à l'aluminium 26 Desch 2023. Desch et al. recommandent pour cette raison de dater les événements par rapport au t = 0 plutôt qu'en âge absolu Desch 2023. La présente fiche suit cette règle pour les premiers millions d'années.
Deux familles d'horloges se complètent. Les radioactivités éteintes (²⁶Al → ²⁶Mg, demi-vie ≈ 0,72 Ma ; ¹⁸²Hf → ¹⁸²W, demi-vie ≈ 8,9 Ma) ne servent qu'au début, tant que l'isotope père existe. Elles donnent des écarts relatifs très fins Lichtenberg 2023. Le couple hafnium-tungstène date la formation des noyaux métalliques : l'hafnium reste dans le silicate, le tungstène suit le fer Lichtenberg 2023. Les horloges longues (²³⁵U → ²⁰⁷Pb, 704 Ma ; ²³⁸U → ²⁰⁶Pb, 4,47 Ga) donnent des âges absolus, surtout sur les zircons Lichtenberg 2023. Pour situer la suite sur l'année cosmique, voir la section 11.
2. Les premiers solides et les premiers petits corps
Les chondrites, météorites non fondues, gardent les briques du disque : des chondres (gouttelettes de silicate fondu, de taille millimétrique ou moins), des CAI et une matrice de poussière fine Lichtenberg 2023. Les corps parents des météorites différenciées (achondrites, fers) ont fondu : on les date en croisant âges radiométriques et modèles thermiques Lichtenberg 2023.
Le résultat principal des dernières années est la précocité. Les premiers planétésimaux connus du Système solaire interne se sont formés moins de 0,3 Ma après les CAI ; ceux du Système solaire externe environ 1 Ma plus tard (temps d'accrétion moyens de 1,08 ± 0,05 Ma contre 2,27 ± 0,10 Ma) Lichtenberg 2023. Leur source de chaleur était l'aluminium 26 : les corps de plus de 20 km de rayon formés dans les 2 Ma suivant les CAI ont probablement fondu entièrement Lichtenberg 2023. D'où un ordre inattendu : les plus anciens planétésimaux sont les corps différenciés (fers, achondrites), et les chondrites, plus primitives, viennent de corps formés plus tard Lichtenberg 2023. Le mécanisme privilégié pour les former est l'effondrement gravitationnel de nuages de « galets » (instabilité de courant), qui produit directement des corps d'environ 100 km Lichtenberg 2023.
Ce qui reste débattu : les chondres et le mode de croissance
La durée de formation des chondres n'est pas tranchée. Datés au plomb-plomb, leurs âges s'étalent de 4 567,32 ± 0,42 à 4 564,71 ± 0,30 Ma, soit environ 3 Ma à partir des CAI Connelly 2012. Bollard et al. (22 chondres datés individuellement) concluent au contraire que leur production primaire s'est limitée au premier million d'années, suivie d'un long recyclage Bollard 2017. La croissance au-delà des planétésimaux fait aussi débat : par collisions entre planétésimaux, ou par capture de galets en dérive dans le disque (« pebble accretion ») Lichtenberg 2023.
3. Jupiter, les deux réservoirs et la fin du disque
Les météorites se rangent en deux super-familles isotopiques, dites « carbonées » (CC) et « non carbonées » (NC). On les interprète comme le Système solaire externe et le Système solaire interne ; la Terre est un mélange des deux Lichtenberg 2023. D'après les isotopes du molybdène et du tungstène des fers météoritiques, ces deux réservoirs ont coexisté sans se mélanger entre ~1 Ma et ~3–4 Ma Kruijer 2017. Kruijer et al. jugent que le mécanisme « le plus plausible » est l'ouverture d'un sillon dans le disque par Jupiter. Son noyau aurait atteint ~20 masses terrestres en moins de 1 Ma, puis ~50 vers 3–4 Ma, ce qui en ferait la plus vieille planète Kruijer 2017. La barrière de Jupiter reste une interprétation, et non une mesure.
Le gaz du disque se dissipe vers 4–5 Ma, une datation fondée sur le paléomagnétisme des météorites Lichtenberg 2023. Privées de ce frein, les orbites des embryons se déstabilisent : c'est l'étape des impacts géants Lichtenberg 2023. Une étude thermochronologique récente (⁴⁰K-⁴⁰Ar) situe un bombardement de la ceinture d'astéroïdes, attribué à l'instabilité des planètes géantes, à 11,3 (+9,5/−6,6) Ma après la naissance du Soleil Edwards 2024. Ce résultat récent va dans le sens des modèles qui placent cette instabilité tôt Lichtenberg 2023.
4. L'assemblage de la Terre et la formation du noyau
Mars a grandi vite. Elle aurait atteint la moitié de sa masse en 1,8 (+0,9/−1,0) Ma et achevé l'essentiel de son accrétion en ~10–15 Ma Lichtenberg 2023. Son noyau se serait formé entre 2–4 Ma et 10–15 Ma selon les auteurs Lichtenberg 2023. Mars est ainsi, sans doute, un embryon planétaire resté à l'état d'embryon.
La Terre a pris plus de temps. Pendant la vie du disque, la proto-Terre n'aurait pas dépassé ~0,6 masse terrestre Lichtenberg 2023. Mesurée par le couple hafnium-tungstène, la formation de son noyau, et donc la fin de sa phase d'accrétion principale, date d'environ 30 Ma ou plus après le t = 0. Certaines estimations la repoussent jusqu'à 142 ± 25 Ma, avec l'impact qui a formé la Lune Lichtenberg 2023. Les chiffres varient parce que le métal de l'impacteur ne s'équilibre pas forcément avec le manteau terrestre. La séparation en couches (noyau, manteau, puis croûte) n'est donc pas un instant, mais une série d'épisodes que chaque horloge date à sa manière Lichtenberg 2023.
Après le dernier impact géant, un « placage tardif » de matière chondritique (au plus 0,5 à 0,8 % de la masse de la Terre) expliquerait l'excès, dans le manteau, de fer, d'or ou de platine, qui auraient dû couler dans le noyau Lichtenberg 2023.
5. La Lune : un impact géant, mais lequel, et quand ?
Depuis la conférence de 1984, l'hypothèse dominante est celle d'un impact géant. Elle explique la rotation rapide de la Terre primitive, le petit noyau de la Lune, la similitude des isotopes de l'oxygène et la Lune chaude à sa naissance Canup 2021. Le modèle « canonique » (un impacteur de la taille de Mars en fin d'accrétion) rend compte de la dynamique. Il prédit pourtant une Lune faite surtout de l'impacteur, alors que la Terre et la Lune ont des compositions isotopiques presque identiques. Certains parlent d'une « crise isotopique » du modèle Canup 2021. De nombreux scénarios d'impact concurrents ont été proposés Canup 2021. L'impact géant n'est donc pas contesté ; ses paramètres le sont.
L'âge est l'autre dispute. Avant 2017, les estimations allaient d'environ 4,45–4,47 Ga à 4,35–4,42 Ga, soit ~150 à 200 Ma après le t = 0 Barboni 2017. Par uranium-plomb et lutécium-hafnium sur des zircons d'Apollo 14, Barboni et al. concluent à une croûte lunaire différenciée dès 4,51 Ga, donc à une Lune formée dans les ~60 premiers Ma Barboni 2017. En 2024, Nimmo, Kleine et Morbidelli expliquent l'amas d'âges vers 4,35 Ga par une refonte due aux marées, sans rapport avec la naissance de la Lune. Ils placent cette naissance « probablement » entre 4,43 et 4,53 Ga Nimmo 2024. La tendance récente favorise une Lune ancienne, mais sans consensus.
6. Les plus vieux minéraux et les plus vieilles roches
Il ne reste presque rien de la croûte de l'Hadéen (~4,0 à 4,567 Ga). La plus vieille roche entière connue a 4,02 Ga : c'est le complexe de gneiss d'Acasta, au Canada Lichtenberg 2023. Pour remonter plus loin, il faut les zircons détritiques des Jack Hills (Australie), des grains dont l'âge atteint ~4,4 Ga Lichtenberg 2023. Le record est un zircon de 4 404 ± 8 Ma Wilde 2001. L'âge d'un grain de 4,4 Ga a été confirmé par tomographie à sonde atomique, ce qui écarte l'objection d'un plomb déplacé Valley 2014. Les zircons résistent à presque tout, et leurs traces renseignent sur la croûte, l'état d'oxydation et le climat de la Terre hadéenne Lichtenberg 2023. Il faut toutefois le dire clairement : on date des minéraux de 4,4 Ga, pas des roches.
Nuvvuagittuq : la plus vieille roche, peut-être
La ceinture de roches vertes de Nuvvuagittuq (Québec) est datée, selon la méthode, de ~3,75 Ga (uranium-plomb sur des zircons de granites qui la recoupent) à 4,32 Ga (samarium-néodyme) wiki-nuvvuagittuq. Ses roches basaltiques n'ont presque pas de zircons propres, d'où la controverse wiki-nuvvuagittuq. En 2025, un filon de gabbro qui la recoupe a été daté de 4 157 Ma, âge minimal favorable à une origine hadéenne wiki-nuvvuagittuq.
7. D'où vient l'eau ?
La Terre contient, en tout (manteau, océan, atmosphère), l'équivalent d'environ 3 à 11 océans Lichtenberg 2023. Dans le disque, la glace ne se condensait qu'au-delà de la « ligne des glaces » (température inférieure à 170 K). La région où se formaient les planètes rocheuses était trop chaude pour que l'eau y soit incorporée sur place sous forme de glace Izidoro 2022. Deux pistes s'opposent sans s'exclure :
- Un apport de l'extérieur. Izidoro et Piani défendent une eau venue en partie de planétésimaux riches en eau, nés au-delà de la ligne des glaces puis dispersés vers l'intérieur par la croissance et la migration des géantes Izidoro 2022.
- Un héritage local. Piani et al. (2020) trouvent dans les chondrites à enstatite, isotopiquement proches de la Terre, assez d'hydrogène pour livrer au moins trois fois l'eau des océans, avec des isotopes de l'hydrogène et de l'azote semblables à ceux de la Terre Piani 2020. Izidoro et Piani combinent d'ailleurs les deux : de l'hydrogène propre au disque interne, complété par des apports de l'extérieur Izidoro 2022.
La part des comètes est jugée faible, et la dissolution d'hydrogène du disque dans l'océan de magma reste discutée Lichtenberg 2023. Le placage tardif était probablement sec, ce qui situe l'essentiel de l'apport d'eau plus tôt dans l'accrétion Lichtenberg 2023.
8. L'atmosphère d'origine et les premiers océans
La Terre a eu plusieurs atmosphères successives. Une enveloppe primordiale d'hydrogène et d'hélium, captée dans le disque, a pu exister. Mais le fort appauvrissement de la Terre en néon et en argon indique que les impacts géants ont arraché ses atmosphères Lichtenberg 2023. Après l'impact lunaire, la surface est un océan de magma surmonté d'une atmosphère de vapeur de silicates, puis de volatils dégazés. La solidification complète d'une planète comme la Terre prend 10⁵ à 10⁸ ans selon les modèles Lichtenberg 2023. La nature du dégazage dépend de l'état d'oxydation du manteau : H₂O et CO₂ si le manteau est oxydé, H₂, CO ou CH₄ s'il est réduit. Le dégazage oxydé est « aujourd'hui considéré comme le scénario standard » pour la Terre Lichtenberg 2023.
Une fois l'océan de magma refroidi, la vapeur se condense : c'est le premier océan. L'indice le plus ancien est indirect. La composition en oxygène du zircon de 4,4 Ga suggère un magma ayant incorporé de la matière altérée à basse température par une hydrosphère liquide Wilde 2001. D'après les zircons, de l'eau liquide aurait été présente en surface dès ≳ 150 Ma après le t = 0 Lichtenberg 2023. Ce n'est pas une observation d'océan ; c'est une inférence, largement acceptée.
Le Grand Bombardement tardif (pic d'impacts vers 4,1–3,8 Ga, déduit des âges de roches lunaires) est aujourd'hui contesté. Les âges argon-argon posent problème, et le bassin d'Imbrium a pu contaminer les échantillons d'Apollo. Le relevé des impacts pourrait aussi s'expliquer par un déclin graduel Lichtenberg 2023. Ce que de gros impacts auraient fait à un océan déjà formé est détaillé dans impacts-et-oceans : l'océan entier vaporisé au-delà de quelques centaines de kilomètres d'impacteur, son retour en pluie au bout d'un millier à quelques milliers d'années, et peut-être plusieurs épisodes de ce genre jusque vers 4,3 Ga. Ces chiffres dépendent justement de ce flux d'impacts discuté.
9. L'arrivée de l'oxygène
Pendant la moitié de son histoire, la Terre a eu une atmosphère sans oxygène libre. La Grande Oxydation commence vers 2,43 Ga : l'oxygène y dépasse pour la première fois 10⁻⁵ du niveau actuel Poulton 2021. Les isotopes du soufre et les systèmes fer-soufre-carbone montrent ensuite qu'il a oscillé pendant environ 200 Ma. L'oxygénation n'est devenue permanente que vers 2,22 Ga, avec l'excursion isotopique du carbone de Lomagundi Poulton 2021. Le début (2,43 Ga) est bien établi ; le caractère instable et la date de 2,22 Ga sont des résultats récents d'une équipe. La production biologique de cet oxygène relève d'une fiche à venir sur la vie.
10. Un Soleil jeune et pâle
Selon les modèles d'évolution stellaire, la Terre primitive recevait environ 25 % d'énergie solaire en moins qu'aujourd'hui Feulner 2012. Avec l'atmosphère actuelle, elle aurait dû être gelée pendant ses deux premiers milliards d'années. Or la géologie montre de l'eau liquide à l'Archéen (3,8–2,5 Ga), et la vie y apparaît Feulner 2012. La plupart des solutions invoquent davantage de gaz à effet de serre (CO₂, méthane, ammoniac), mais selon Feulner « toutes présentent des difficultés considérables », et le problème reste ouvert Feulner 2012.
11. Sur l'année cosmique
Calcul simple : 13,8 Ga ramenés à 365 jours donnent 1 jour ≈ 37,8 Ma, 1 heure ≈ 1,6 Ma, 1 minute ≈ 26 000 ans. Le t = 0 (≈ 4 567–4 568 Ma) tombe alors le 2 septembre, vers 4 h. La frise-cosmique dit « fin août », en arrondissant l'âge solaire aux deux tiers de l'histoire cosmique ; il faudra harmoniser. L'écart entre 4 567,3 et 4 568,7 Ma ne vaut qu'une cinquantaine de minutes.
| Étape | Écart au t = 0 ou âge | Année cosmique |
|---|---|---|
| CAI (t = 0) | 0 | 2 sept., ~4 h |
| Premiers planétésimaux internes | ≲ 0,3 Ma | + ~10 min |
| Noyau de Jupiter (~20 M⊕) | < 1 Ma | + < 40 min |
| Chondres | 0–1 ou 0–3 Ma | + 40 min à 2 h |
| Disque dissipé | 4–5 Ma | 2 sept., ~7 h |
| Mars pour l'essentiel | 10–15 Ma | 2 sept., 10–14 h |
| Instabilité des géantes | ~11 Ma | 2 sept., ~11 h |
| Noyau terrestre | ≳ 30 Ma | 2 sept., ≳ 23 h |
| Lune | 4,53–4,43 Ga | 3 au 5 sept. |
| Plus vieux zircon | 4 404 Ma | 6 sept., ~midi |
| Refonte lunaire | ~4,35 Ga | 8 sept. |
| Gneiss d'Acasta | 4,02 Ga | 16 sept. |
| Oxygène (début) | 2,43 Ga | 28 oct. |
| Oxygène (permanent) | 2,22 Ga | 3 nov. |
Tout ce qui fait la Terre (planétésimaux, Jupiter, noyau, peut-être la Lune) tient dans les deux ou trois premiers jours de septembre. L'oxygène, lui, n'arrive qu'à la Toussaint cosmique.
Ce que le livre peut en tirer
Pour le récit. Un contraste d'échelles fort : dans l'année cosmique, les premiers solides, les petits corps fondus par l'aluminium 26, le cœur de Jupiter et la dispersion du disque tiennent dans la matinée du 2 septembre. La Terre, plus lente, n'a son noyau qu'en fin de journée. La Lune naît d'un choc entre le 3 et le 5 septembre. Les plus vieux grains de Terre, des zircons australiens, datent du 6. L'oxygène n'arrive qu'à la fin octobre, et n'y reste qu'au début novembre. Autre fil : un Soleil un quart moins brillant, et pourtant de l'eau liquide. C'est une énigme non résolue, qu'on peut raconter comme telle.
Pour l'essai. (1) Dater en écarts au t = 0 (Desch 2023) : les radioactivités éteintes donnent l'ordre fin, le plomb-plomb l'ancrage absolu. (2) Distinguer ce qui est mesuré (âges des météorites, des zircons, Hf-W) de ce qui est interprété (Jupiter comme barrière, mécanisme de l'impact lunaire, océans hadéens). (3) Le nuage devenu Terre : la Terre est un mélange des réservoirs interne et externe du disque. Cela répond en partie à la question laissée ouverte par le chapitre 16 (^60d6) : la matière de la Terre est bien celle du disque solaire, mais triée et mélangée.
Contresens à éviter. Ne pas écrire que la Terre et le Système solaire ont le même âge : la Terre achève son accrétion ≳ 30 Ma plus tard. Ne pas écrire « la plus vieille roche a 4,4 Ga » : ce sont des minéraux ; la plus vieille roche sûre a 4,02 Ga. Ne pas donner un âge unique de la Lune. Ne pas présenter le Grand Bombardement tardif comme établi. Ne pas écrire que l'oxygène est apparu d'un coup en 2,4 Ga. Ne pas dire que l'eau vient des comètes.
À vérifier avant publication. Wilde et al. 2001 (Nature, non lu : chiffre repris d'un résumé de recherche et recoupé par Lichtenberg et al.) ; Connelly et al. 2012 (toujours non lu) ; Piani et al. 2020 (lu via communiqué) ; âges de Nuvvuagittuq (via Wikipédia) ; l'année cosmique de la frise (« fin août ») à harmoniser avec le 2 septembre calculé ici.
Voisines
- des-etoiles-a-nous — Fixe le t = 0 (CAI, 4 567,3 contre 4 568,4–4 568,7 Ma) sur lequel cette fiche compte ses écarts ; la présente fiche en est la suite directe (section 7 de la voisine).
- frise-cosmique — La frise renvoie explicitement « la formation de la Terre, de la Lune » à une fiche à venir ; à harmoniser : elle place le Soleil « fin août », le calcul donne le 2 septembre.
- temps-cosmique — Toutes les dates d'année cosmique supposent l'âge de 13,8 Ga et le temps cosmique défini dans cette fiche.
Sources
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A test of ²⁶Al homogeneity and the Pb-Pb age of the solar system's t=0. Icarus. arXiv:2212.00390 DOI 10.1016/j.icarus.2023.115607 https://arxiv.org/abs/2212.00390 — « « tSS = 4568.42 +/- 0.24 Myr » ; cet âge « is significantly older than the ~4567.3 Myr inferred from direct measurements of Pb-Pb ages in CAIs » (repris de la fiche des-etoiles-a-nous). »woitke2024— Woitke, P., Drążkowska, J., Lammer, H., Kadam, K., Marigo, P. (2024). CAI formation in the early Solar System. Astronomy & Astrophysics 687, A65. arXiv:2404.15715 DOI 10.1051/0004-6361/202450289 https://arxiv.org/abs/2404.15715 — « « Four CAIs have been dated by using the Pb-Pb chronometer, which yields a Solar System age of 4567.30 ±0.16 Myrs » ; « the CAIs were the first solid matter » (repris de la fiche des-etoiles-a-nous). »connelly2012— Connelly, J. N., Bizzarro, M., Krot, A. N., Nordlund, Å., Wielandt, D., Ivanova, M. A. (2012). The absolute chronology and thermal processing of solids in the solar protoplanetary disk. Science 338, 651–655. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23118187/ — « Âges des chondres de 4567.32 ± 0.42 à 4564.71 ± 0.30 Ma ; formation des chondres commencée en même temps que les CAI et durant ~3 Ma (lu dans un résumé de moteur de recherche ; publication non lue, tentatives déjà épuisées dans la fiche frise-cosmique). » (non vérifié)bollard2017— Bollard, J., Connelly, J. N., Whitehouse, M. J., et al. (2017). Early formation of planetary building blocks inferred from Pb isotopic ages of chondrules. Science Advances 3, e1700407. arXiv:1708.02631 DOI 10.48550/arXiv.1708.02631 https://arxiv.org/abs/1708.02631 — « « primary production of chondrules in the early solar system was restricted to the first million years after formation of the Sun ». »kruijer2017— Kruijer, T. S., Burkhardt, C., Budde, G., Kleine, T. (2017). Age of Jupiter inferred from the distinct genetics and formation times of meteorites. PNAS 114, 6712–6716. DOI 10.1073/pnas.1704461114 https://www.osti.gov/pages/biblio/1399762-age-jupiter-inferred-from-distinct-genetics-formation-times-meteorites — « « meteorites derive from two genetically distinct nebular reservoirs that coexisted and remained spatially separated between ~1 My and ~3–4 My after Solar System formation. The most plausible mechanism for this efficient separation is the formation of Jupiter […] Jupiter's core grew to ~20 Earth masses within <1 My ». »edwards2024— Edwards, G. H., Keller, C. B., Newton, E. R., Stewart, C. W. (2024). An early giant planet instability recorded in asteroidal meteorites. Nature Astronomy. arXiv:2309.10906 DOI 10.1038/s41550-024-02340-6 https://arxiv.org/abs/2309.10906 — « « a bombardment event beginning 11.3 +9.5/-6.6 million years after the Sun formed ». »canup2021— Canup, R. M., Righter, K., Dauphas, N., et al. (2021, prépublication). Origin of the Moon. Chapitre de « New Views of the Moon II ». arXiv:2103.02045 DOI 10.48550/arXiv.2103.02045 https://arxiv.org/abs/2103.02045 — « « this so-called “canonical impact” left a conundrum: it predicted the Moon formed primarily from material from the impactor, whereas the similarity in isotopic composition of the Earth and Moon […] would be most easily explained if the Moon formed from the Earth » ; « characterized by some as an “isotopic crisis” for the giant impact model ». »barboni2017— Barboni, M., Boehnke, P., Keller, B., Kohl, I. E., Schoene, B., Young, E. D., McKeegan, K. D. (2017). Early formation of the Moon 4.51 billion years ago. Science Advances 3, e1602365. https://timslab.princeton.edu/sites/g/files/toruqf2276/files/barboni-2017-scienceadvances.pdf — « « Our data indicate differentiation of the lunar crust by 4.51 billion years, indicating the formation of the Moon within the first ~60 million years after the birth of the solar system » ; formation « ~100 million years after the formation of the solar system [4.45 billion years ago (Ga) to 4.47 Ga] » contre « a relatively late GI (4.35 Ga to 4.42 Ga) ». »nimmo2024— Nimmo, F., Kleine, T., Morbidelli, A. (2024). Tidally driven remelting around 4.35 billion years ago indicates the Moon is old. Nature 636, 598–602. DOI 10.1038/s41586-024-08231-0 https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11655352/ — « « our model strongly suggests that the Moon formed much earlier than 4.35 Ga, probably in the range of 4.43–4.53 Ga ». »wilde2001— Wilde, S. A., Valley, J. W., Peck, W. H., Graham, C. M. (2001). 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Nature Geoscience 7, 219–223. https://serc.carleton.edu/resources/57743.html — « « The only physical evidence from the earliest phases of Earth's evolution comes from zircons, ancient mineral grains that can be dated using the U–Th–Pb geochronometer » ; la page décrit un « 4.4-Gyr-old Hadean zircon ». »wiki-nuvvuagittuq— Wikipedia (en), « Nuvvuagittuq Greenstone Belt », consulté le 30 septembre 2026. https://en.wikipedia.org/wiki/Nuvvuagittuq_Greenstone_Belt — « « One 2007 paper gave an age of c. 3,750 million years (Ma) » ; « In 2012 samarium–neodymium dating […] to establish an age of 4321 Ma » ; « Research published in June 2025 established an age of 4157 Ma for a gabbroic dike cross-cutting the Ujaraaluk unit ». »izidoro2022— Izidoro, A., Piani, L. (2022). Origin of Water in the Terrestrial Planets: Insights from Meteorite Data and Planet Formation Models. Elements 18 (3), 181–186. arXiv:2302.02674 DOI 10.2138/gselements.18.3.181 https://arxiv.org/abs/2302.02674 — « « Water condensed as ice beyond the water snowline, the location in the Sun's natal gaseous disk where temperatures were below 170 K » ; « Water in our terrestrial planets has rather been derived from H-bearing materials indigenous to the inner disk and delivered by water-rich planetesimals formed beyond the snowline ». »piani2020— Piani, L., Marrocchi, Y., Rigaudier, T., Vacher, L. G., Thomassin, D., Marty, B. (2020). Earth's water may have been inherited from material similar to enstatite chondrite meteorites. Science 369, 1110–1113. DOI 10.1126/science.aba1948 https://phys.org/news/2020-08-meteorite-earth.html — « Les chondrites à enstatite « contain sufficient hydrogen to deliver at least three times the amount of water contained in the Earth's oceans » ; « their hydrogen and nitrogen isotopes are similar to Earth's, too » (lu dans le communiqué ; article sous accès restreint). »poulton2021— Poulton, S. W., Bekker, A., Cumming, V. M., Zerkle, A. L., Canfield, D. E., Johnston, D. T. (2021). A 200-million-year delay in permanent atmospheric oxygenation. Nature 592, 232–236. DOI 10.1038/s41586-021-03393-7 https://portal.findresearcher.sdu.dk/en/publications/a-200-million-year-delay-in-permanent-atmospheric-oxygenation/ — « « The initial rise of oxygen concentration to above 10−5 of the present atmospheric level constrained to about 2.43 billion years ago » ; « permanent atmospheric oxygenation finally arriving with the Lomagundi carbon isotope excursion at about 2.22 billion years ago ». »feulner2012— Feulner, G. (2012). The faint young Sun problem. Reviews of Geophysics 50, RG2006. arXiv:1204.4449 DOI 10.1029/2011RG000375 https://arxiv.org/abs/1204.4449 — « « For the early Earth, models of stellar evolution predict a solar energy input to the climate system which is about 25% lower than today » ; les solutions par gaz à effet de serre, mais « all of these solutions present considerable difficulties ». »